TOUTES LES REPONSES A TES QUESTIONS

AMOUR - RELATION

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Comment naît l'amour ?

Voir la vidéo d'Anne de KERVASDOUE, Gynécologue


"Le véritable amour se développe petit à petit. Mais on peut aussi tomber fou amoureux de quelqu'un aux premiers regards croisés: c'est ce qu'on appelle le coup de foudre. Autant dire que ce n'est pas très fréquent.


Pour s'installer, l'amour a besoin de constructions successives. Il faut aussi savoir que des éléments rationnels interviennent. Pour durer, l'amour a besoin d'autres choses qu'une alchimie, comme des valeurs et des goûts communs."

Que signifie la sensualité ?


C’est d’abord l’aptitude à goûter les plaisirs des sens (toucher, ouïe, vue, odorat, goût) et à être réceptif aux sensations physiques.

Dans la sexualité, la sensualité fait partie des préliminaires et met en œuvre les sensations physiques à travers une attitude, une gestuelle, un ensemble de caresses diverses et variées sur tout le corps.

En dehors de la sexualité, une personne peut dégager de la sensualité qui se révèle à travers sa voix, sa manière de bouger, suave, délicate, féline.

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Les étapes dans l'amour

Voir la vidéo d'Anne de KERVASDOUE, Gynécologue


"Nous distinguons deux étapes dans l'amour: L'amour à l'état naissant, celui qui soulève des montagnes, qui vous change, qui fait que vous ne vous reconnaissez pas. Il est le résultat d'une composition chimique, un mélange d'adrénaline, de noradrénaline, de dopamine et d'endorphine. Cette composition a pour but de rendre euphorique et de faire plaisir. Cependant, elle ne dure pas longtemps, elle est évaluée à 2/3 ans maximum.


Pour que l'amour dure, d'autres facteurs doivent intervenir comme l'hormone ocytocine. Elle est sécrétée par la mère à la naissance lorsqu'elle donne le sein à son enfant. Elle va créer l'attachement.


Certaines personnes sont dotées de récepteurs, dans leurs cerveaux, très sensibles à cette hormone. Ces personnes seront naturellement plus fidèles à leurs partenaires. A l'inverse, des personnes qui ne sont pas dotées de ces récepteurs auront un comportement plus volage."

Comment peut-on savoir qu'une personne vous aime sincerecement?

Un des premiers éléments est que vous vous sentiez heureux avec cette personne qui semble vous aimer. Si cette personne vous aime sincèrement et que cette relation est bonne pour vous, vous devriez vous sentir bien. Si ce n’est pas le cas, peut-être devriez-vous reconsidérer cette relation.

Globalement, c’est essentiellement à travers les actes (les actes tournées vers vous) que l’amour de l’autre se ressent. Les paroles ne suffisent pas mais sont tout de même importantes.

Ensuite, des tas de signes peuvent intervenir, comme : l’intérêt constant que cette personne vous porte, par exemple elle vous consulte pour des décisions, ou encore elle a envie de vous voir le plus souvent possible.

je suis attiré(e) par un(e) garçon/fille mais il/elle m'ignore. Comment faire?

L'amour ou au moins l'attirance doivent être réciproque pour qu'une relation épanouissante débute. Si ce n'est pas le cas, est-ce utile et raisonnable de s'entêter pour un garçon/une fille qui ne semble pas rechercher une relation avec toi?

Tu ne seras heureux/se, dans une relation épanouissante, qu'avec un(e) garçon/fille qui souhaite la même chose que toi. Y a-t-il autour de toi des garçons/filles que peut-être tu ne regardes pas mais qui seraient content(e)s que tu t'intéresses à eux/elles? Et avec qui tu as de la complicité?

Je ne me trouve pas attirant(e), comment plaire?


Pour te rassurer, plus on grandit et moins les critères physiques prennent d'importance, c'est avant tout la complicité et le lien qui se créent entre 2 personnes qui sont importants. Un homme ou une femme t’appréciera avant tout pour la personne que tu es, la manière dont tu te comportes avec elle/lui et non juste pour des critères physiques.

Dans un premier temps, tu peux agir sur ta personnalité, ton amabilité et ton ouverture aux autres. Travaille sur ta beauté intérieure, cultive toi, développe des passions, tu te sentiras bien avec toi-même et tu deviendras une personne attirante au yeux des autres. Ensuite, pour séduire il faut s'intéresser à l'autre, créer une intimité, être sincèrement attiré, valoriser l'autre, avoir des attentions.

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J'ai un chagrin d'amour

Voir la vidéo d'Anne de KERVASDOUE, Gynécologue


"Lorsque vous êtes très amoureux, vous êtes dopé par un cocktail amoureux, fait d'adrénaline, d'endorphine et de sérotonine, des hormones qui vous font vous sentir pousser des ailes.


Lors d'un chagrin d'amour, on perd toutes ces hormones. On se retrouve à la fois dans un état de manque et un état de souffrance psychique. La diminution de sérotonine est à l'origine de beaucoup de dépressions.


La meilleure façon de se remettre d'un chagrin d'amour est de tomber amoureux de nouveau, de recréer ce cocktail amoureux qui vous a fait tant de bien. Certaines personnes ne retomberont pas amoureuses tout de suite, car elles se sentiront dévalorisées (qui dit chagrin d'amour, dit blessure narcissique). C'est là que les parents, les proches, les psychologues... peuvent jouer un rôle. Il ne faut pas hésiter à se faire aider."

Je veux être intime avec mon partenaire, sans avoir besoin de faire l'amour. C'est possible ?


Oui. Il est possible d'être intime avec quelqu'un sans pour autant faire l’amour avec lui. Vous pouvez discuter, vous caresser…

Vous découvrirez ainsi beaucoup de choses l’un sur l’autre.


La chose la plus importante à faire est de parler avec ton partenaire avant d’aborder les choses sérieuses.

Il faut être clair sur ce que tu lui permets de faire et sur les limites que tu lui imposes pour le moment.

Il faut aussi savoir ralentir la cadence si tu sens que la situation commence à t’échapper (c'est aussi une bonne idée de garder des préservatifs sous la main, juste au cas où).

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Homosexualité

Voir la vidéo d'Hélène JACQUEMIN-LE VERN, Gynécologue


"Concernant ce qui fait que notre orientation sexuelle va se faire plutôt vers une personne du même sexe ou de l'autre sexe, le débat des psychanalystes et des biologistes n'est pas clos.


A un moment donné, notre identité sexuelle s'impose à nous et on peut difficilement en changer. Si on s'oriente vers une voie homosexuelle, même si la tradition voudrait que l'on soit hétérosexuel, ou ne peut pas aller contre cette identité qui s'impose."

J'apprends qu'un de mes amis est homosexuel, comment dois-je réagir ?


Certaines personnes qui apprennent qu’un de leurs proches est gay, ou même si c’est une simple connaissance, peuvent ne pas savoir comment réagir. C’est parfois une grande surprise, on ne s’y attend pas, on est hétéro donc l’homosexualité nous échappe quelque peu.
A un moment donné, notre identité sexuelle s'impose à nous et on peut difficilement en changer. Il faut donc savoir respecter l’identité sexuelle de chacun.

Il est conseillé d’offrir son soutien à cette personne. Elle ne doit pas se sentir rejetée ou mal aimée. Il faut savoir qu’environ 30% des suicides chez les adolescents sont faits par des ados gays. Garde en mémoire qu’avouer son homosexualité à ses proches et aux autres reste aujourd’hui un grand pas à franchir, une chose souvent difficile et qui demande un certain courage.

Par ailleurs, il est important de ne pas dévoiler la sexualité de ses amis, cela fait partie de leur intimité, c’est donc à eux de l’annoncer à qui ils le souhaitent.

C'est quoi l'identité de genre ?


L'identité de genre définit la manière dont on se sent dans sa sexualité et dans son corps, si on se sent plus fille ou au contraire davantage garçon.

Il est possible d’avoir une combinaison de sentiments à la fois féminins et masculins (on se sent bien dans son corps de femme mais qu'on ait un caractère de garçon manqué).

Toutefois dans la plupart des cas, la personne va se sentir en majorité féminine ou en majorité masculine.

Le terme « transgenre » décrit les personnes dont le genre (l'identité psychique et sociale reliée aux concepts d'homme et de femme) entre en conflit avec leur sexe biologique.

On dit d’une personne qu’elle est transgenre lorsqu’elle est par exemple née avec des attributs féminins mais qu’elle se considère plus comme un garçon à l’intérieur.

Si tu te poses des questions sur ton identité sexuelle, tu peux contacter l'association ligne azur:
Tel. 0 810 20 30 40 ou consulte le site www.ligneazur.org

C'est quoi l'homophobie ?


L'homophobie est la peur, la haine, l’hostilité éprouvée envers les gens homosexuels.
Lorsque ces sentiments sont dirigés vers des personnes bisexuelles, cela s'appelle la biphobie, contre des personnes transgenres on nomme alors cela la transphobie.


Ce type de comportement doit être condamné. Personne n'a le droit de blesser une personne, que ce soit émotionnellement ou physiquement.

Tout comme nul ne devrait être victime de discrimination fondée sur la race, le sexe, l'âge, les aptitudes physiques ou l’orientation sexuelle.

Comment réagir à l'homophobie dans la famille ?


La famille n’est pas forcément homophobe, mais peut s’avérer des plus pénibles si elle l'est. Surtout quand on est mineur-e ou qu’on en dépend. Pour certain-e-s, c’est parfois le lieu du premier coming out ; pour d’autres, il n’en sera jamais question.

Diversité des situations et signes d’homophobie familiale
Les membres d’une même famille peuvent réagir très différemment à l’homosexualité d’un proche. La façon dont les personnes commentent la question homosexuelle dans les conversations et les médias constitue un premier indice auquel il s’agit d’être attentif pour tâter le terrain. Bien qu’il arrive aussi qu’un discours tolérant cache de mauvaises surprises, quand il s’agit de ses propres enfants (ça ne les "dérange" pas, sauf sous leur toit). Inversement, des personnes aux propos homophobes peuvent se révéler tolérantes quand il s’agit de défendre un-e proche (ça les "dérange" mais puisque c’est un des leurs…). Une personne qui évite systématiquement ce genre de sujet peut éprouver un malaise à en parler (pour diverses raisons) ou estimer que moins on en parle et mieux c’est – ce qui est rarement bon signe.

Faire son coming out ?
D’une manière générale, faire son coming out à des personnes de sa famille est une affaire strictement personnelle et ne devrait jamais être considéré comme un passage obligé.
En parler en premier lieu à ses frères et sœurs, ou à un autre membre de confiance peut servir de test ou créer des alliés (mais attention aux mauvaises surprises). Tout coming out est différent et délicat ; toutefois s’il est souvent appréhendé, il peut – dans certains cas – se révéler une simple formalité pour des proches observateurs qui auraient déjà deviné. Dans la plupart des cas, tout se passe bien. Mais on recommande généralement aux jeunes qui veulent parler de leur attirance pour le même sexe ou de leur transidentité à leurs parents de s’assurer un point de chute, par précaution. Sachez que la loi française interdit de mettre à la porte un enfant mineur.
Dans le cas d’un éloignement — provisoire ou définitif — du domicile familial, il est très important, pour un mineur, que l’adulte qui l’héberge prévienne ses parents et la police : une personne adulte qui héberge un mineur sans l’accord des parents et sans signalement aux autorités policières risque de sérieux ennuis judiciaires.
Des études scientifiques récentes ont montré que les comportements négatifs des parents face à la révélation de l’homosexualité d’un de leurs enfants pouvaient avoir de graves répercussions sur le moral et la vie future de ces derniers. Une homophobie familiale prononcée peut être la cause d’un taux anormalement élevé de dépressions, de conduites à risque, de maladies, et de tentatives de suicide. Bien entendu, tous les jeunes ne réagissent pas de la même façon, et certains ressortent même renforcés de l’épreuve. Mais le risque est là.

Comment réagir ?
Dans les cas les plus graves, pour un mineur, il est possible d’appeler le 119, ligne d’appel de l’enfance en danger. Une infirmière ou un médecin (scolaires ou non) sont également tenus de réagir en urgence et de porter assistance à un jeune en difficulté. De plus, ils doivent respecter le secret professionnel. Pour les enfants majeurs expulsés de chez eux, il existe des structures d’accueil, mais leur capacité d’hébergement est faible. Une assistante sociale ou un éducateur peuvent également trouver des solutions provisoires, en matière d’hébergement et de poursuite des études. Dans tous les cas, on peut faire appel aux associations spécialisées dans ces questions. Un appel sur la ligne de SOS homophobie permettra d’obtenir des informations plus adaptées à une situation personnelle. L’association Contact est spécialisée quant à elle dans ce qu’on appelle la "médiation" entre les homosexuel-le-s et leur famille, c’est-à-dire dans un travail d’accompagnement pour améliorer ou recréer des liens entre les un-e-s et les autres. Les centres LGBT de Paris ou provinces sont des lieux d’accueil et de conseils.

Source: site www.cestcommeca.net

Comment réagir à l'homophobie entre amis ?


De même que l’homophobie dans la famille, l’homophobie entre amis se révèle particulièrement insupportable, dans la mesure où elle implique des personnes de confiance, auxquelles on peut tenir énormément. Mais, au moins, on n’habite pas sous le même toit. Quand on passe beaucoup de temps ensemble, il peut devenir difficile de cacher que l’on est attiré par les personnes de son sexe. Parfois, il n’est même pas question de cacher quoi que ce soit — parce que les autres ont "deviné" ou bien parce que la nécessité de dire est trop importante. Et puis, parfois, aussi, le ras-le-bol devant les mots qui blessent devient trop important, même si ces propos s’adressent à quelqu’un d’autre.

Au quotidien
L’homophobie des amis, elle est souvent là, déjà. Elle s’exprime dans des jugements hâtifs, des remarques haineuses, une hostilité envers un-e "qui en est". Comment dire quoi que ce soit, dans ces cas-là ? Il y a la peur de perdre un ami, une bonne copine. Ou la crainte d'être rejeté du groupe. Ce n’est parfois qu’une question de vocabulaire, lorsque certains se charrient à coups d’ "enculé", "goudou" ou "p’tit pédé", il suffit parfois d’une simple remarque pour les modérer. L’homophobie est aussi inacceptable que le racisme, et doit être combattue de la même manière. La condamner est une bonne façon de tester les sentiments d’autrui sur le sujet.
À l’inverse, il y a le silence – celui qui ne se rend compte de rien, qui ne semble même pas imaginer que les homos existent, le groupe où chacun doit être avec quelqu’un… du sexe opposé. Nous vivons dans un monde hétéronormé où il paraît évident, voire obligatoire, aux garçons de parler de filles et aux filles de garçons. Au-delà d’une homophobie prononcée, un-e jeune homosexuel-le peut se sentir particulièrement oppressé-e par cette norme supposée de l’orientation sexuelle. Elle l’amène parfois à se renfermer, à se sentir différent (voire anormal), à nier ses attirances ou du moins les cacher. Et puis, il y a aussi ce sentiment curieux : que les autres l’ont "deviné" avant soi. Leurs allusions répétées, qui deviennent parfois très lourdes ; le sentiment d’être devenu le "pédé de service" ou la fille qui n’aime pas les garçons, alors que rien n’a été dit. Que rien même n’est sûr, si bien que les réactions démesurées des autres poussent à démentir. Leur intuition est souvent surprenante, même si tout change quand on la confirme.

L’après coming out
La plupart des ami-e-s réagissent bien, même certain-e-s homophobes notoires, avec un peu de dialogue et de sincérité. Comment se fait-il que ce ne soit pas toujours le cas ? L’une des réactions courantes des amis du même sexe peut être de confondre cette amitié partagée avec un amour dissimulé. Lorsqu’un-e jeune homosexuel-le ou bisexuel-le se dévoile, ses proches amis peuvent se sentir menacés par les contacts physiques ou autres démonstrations de complicité, oubliant que (peu importe l’orientation) deux personnes peuvent se toucher ou s’apprécier sans aucune ambigüité. Un-e ami-e hétéro du même sexe a besoin d’être rassuré-e : pour certain-es, la parole suffira, pour d’autres une certaine distance peut calmer le jeu.
Les réactions en groupe sont souvent plus fortes, en bien ou en mal : il arrive que la personne homosexuelle devienne au mieux l’objet de sous-entendus appuyés, au pire un souffre-douleur désigné, ce qui peut l’amener à des conduites à risques ou à se renfermer petit à petit.

Solutions ?
Si ce n’est qu’un manque d’éducation ou de délicatesse, cela peut éventuellement être corrigé. Prendre ses amis un par un, leur expliquer au besoin ou même leur apprendre ce qui blesse ou non, peut s’avérer nécessaire. Pour d’autres, la situation ne changera pas. Peut-être parce qu’elle ne changera jamais. Peut-être parce qu’il est trop tôt, qu’il faut à ces amis plus de rencontres, de temps (ou même de lectures).
Pour parler de ce rejet, il est possible d’appeler la ligne de SOS homophobie : 0810 108 135 ou 01.48.06.42.41

Source: site www.cestcommeca.net

Comment réagir à l'homophobie en milieu scolaire ?


L’homophobie commence parfois par des insultes à l’école primaire, pas toujours bien comprises par ceux qui les utilisent. Forcément, c’est un peu flou. Le pire vient souvent au collège, parce que c’est le moment où il ne faut surtout pas être différent des autres. N’importe quel écart à la norme — dans le look, le comportement, les manières, l’attitude en classe — fait vite passer pour "pédé", "gouine" etc. En général, ça s’arrange au lycée, enfin pas toujours : ça dépend des lieux, des circonstances… Et si les élèves sont redoutables, les adultes ne sont pas forcément sans reproches : il y a ceux qui se voilent la face sur le harcèlement ou les violences, ceux pour qui le sujet est tabou ou embarrassant, ceux qui sont carrément homophobes (sauf qu’ils le cachent, la plupart du temps). Bref, école, collège, lycée et même après : ce n’est pas toujours rose de découvrir qu’on est bi, gay, lesbienne ou trans dans cet environnement. Et pourtant, c’est aussi là, souvent, qu’on éprouve les premiers sentiments très forts, pour un garçon, une fille, ou les deux.

L’homophobie est-elle une fatalité ?
Heureusement, l’homophobie en milieu scolaire est désormais reconnue comme une réalité et un problème : l’État mène des campagnes de prévention, fait circuler des directives, des informations ; les adultes sont sensibilisés à la question et, pour la plupart d’entre eux, de plus en plus informés. Il faut néanmoins de la volonté, de la part du personnel de direction, des enseignants, des CPE, des infirmières, pour que les choses avancent et que les comportements homophobes ne restent pas impunis.
Car c’est souvent le problème : l’impunité. Il faut avoir le courage de dénoncer l’insulte, le rejet, les discriminations ou le harcèlement. Entre la crainte de passer pour une balance et celle de ne pas être écouté-e, sans parler de l’angoisse de devoir dire quelque chose d’intime à une personne qu’on ne connaît pas très bien, dont on ignore comment elle va réagir : il y a tant de raisons de se taire. Pourtant, le silence n’arrange que ceux qui harcèlent, et qui sont souvent plus forts, plus nombreux. Aujourd’hui, quand on a été insulté-e, qu’on a subi des coups, une mise à l’écart, voire pire, en raison de son orientation sexuelle (supposée) ou de son identité de genre, ou quand on a été témoin d’actes homophobes, il ne faut plus (se) laisser faire.

À qui s’adresser ?
Tout est affaire de confiance : il faut aller vers les adultes en qui on a le plus confiance. Ça peut être les parents, si les choses sont claires avec eux : leur intervention a du poids. Sinon, ce peut être un-e prof avec lequel/laquelle le contact est bon, ou un-e CPE, ou l’administration, directement. Et puis il y a l’infirmière scolaire. Tenue au secret professionnel, elle doit préserver l’anonymat (par rapport aux parents en particulier). Et si l’adulte ne réagit pas rapidement, semble faire traîner les choses, il ne faut pas hésiter à le-la relancer, ou à se tourner vers quelqu’un-e d’autre.
En général, quand il s’agit simplement de faire intervenir un adulte pour faire cesser une situation d’homophobie, comme les agresseurs se cachent rarement et sont souvent très fiers de leur comportement, il est assez facile de les "coincer". Néanmoins il est préférable d’avoir des preuves de ce que l’on avance, en particulier face à l’administration. Et s’il n’y avait pas de réaction, il y a toujours la possibilité de faire appel à des intervenants extérieurs (association de parents, SOS homophobie en appelant la ligne d’écoute, etc.).

Faire de la prévention
Résoudre un problème, c’est bien. Faire en sorte qu’il ne recommence pas, c’est mieux. Et pour ça, l’idéal est de faire changer les mentalités. Parfois, certains camarades de classe peuvent jouer un rôle surprenant, surtout quand ils sont écoutés. Mais on n’a pas toujours cette chance. Certains enseignants essaient de faire réfléchir leurs élèves sur l’homophobie, de façon plus ou moins appuyée. Parfois, pour eux comme pour les camarades, c’est compliqué, car c’est un engagement personnel : celui/celle qui lutte contre l’homophobie peut être étiqueté-e comme homosexuel-le, même si cette interprétation est souvent idiote. A-t-on besoin d’être noir ou arabe pour lutter contre le racisme ? D’être une femme pour rejeter le sexisme ?
Depuis la fin des années 1990 s’est développée la pratique des interventions en milieu scolaire (IMS) pour lutter contre l’homophobie. Elles sont réalisées par une grande diversité d’associations : spécifiques, comme Contact, Le MAG, Couleurs gaies ou SOS homophobie, ou luttant pour les droits humains en général (dans ce cas, elles abordent les discriminations de manière plus globale). N’importe quel membre du personnel d’un établissement scolaire peut prendre l’initiative de demander qu’on en organise et de contacter telle ou telle association. Mais il faut aussi l’accord du chef d’établissement. Elles sont basées surtout sur la discussion avec les élèves : il s’agit de leur faire comprendre un certain nombre de réalités et de leur faire réaliser que l’homophobie, c’est la même chose que le racisme, la xénophobie, et toutes les formes de discrimination. Un-e élève peut jouer un rôle majeur, en incitant un membre du personnel éducatif à faire la démarche.

Source: site www.cestcommeca.net

Comment réagir à l'homophobie dans les lieux publics ?


Dans la rue, les transports en commun, les commerces, etc., on est le plus souvent anonyme (sauf dans ces villages et quartiers où "tout le monde se connaît"). A priori, on pourrait s’y sentir à l’abri des jugements, notamment homophobes.

S'exposer ?
Aucune loi en France n'interdit d'exprimer (ou de ne pas dissimuler) son orientation sexuelle ou son identité de genre, dans la rue ou dans tout autre lieu public. Les couples hétérosexuels peuvent se tenir par la main, disent volontiers partager la vie de quelqu’un, et autres manifestations spontanées qui leur semblent évidentes. Mais que ce soit seul ou en couple, le choix de la visibilité gay, lesbienne ou trans doit être réfléchi. Le propre d'un lieu public, c'est que l'on y croise des individus dont on ne connaît ni les opinions, ni le comportement : les homophobes, hélas, font partie du lot !
Pour les homosexuels ayant la même liberté de comportement, il faut se montrer prêt à affronter tous les regards : indifférents ou bienveillants, mais aussi désapprobateurs, parfois accompagnés de remarques désagréables, voire d’agression. Il faut être conscient-e des conséquences du choix de s’afficher dans des lieux publics.

Recours
En cas d'agression physique ou verbale dans un lieu public, il est possible de déposer une plainte, ou une main courante (simple consignation sur un registre de police). Il faut essayer de recueillir un ou plusieurs témoignages, à titre de preuve. Un-e mineur-e ne peut effectuer ces démarches seul-e ; elles doivent être accomplies par ses parents ou par son tuteur. Il est également possible de contacter la ligne d'écoute de SOS homophobie : 0810 108 135 ou 01.48.06.42.41

Source: site www.cestcommeca.net

Comment réagir à l'homophobie dans le travail ?


L’homophobie au travail prend différentes formes, qui sont à peu près les mêmes qu’ailleurs : moqueries, injures, discriminations, mise à l’écart, harcèlement... Il y a pourtant des particularités : il y a souvent un rapport de force entre employeurs et employés, en principe contrôlé par la loi ; la vie privée des uns et des autres est supposée être protégée ; les employeurs doivent assurer des conditions de travail décentes à chacun, ce qui doit exclure les relations déplaisantes, fondées sur l’hostilité ou la discrimination.
En pratique, hélas, ce n’est pas toujours respecté. L’homophobie peut être le fait des employeurs eux-mêmes, ou de responsables dans une hiérarchie. Ces derniers peuvent aussi couvrir ou ne pas prendre au sérieux des comportements homophobes de salariés à l’égard d’un collègue. Néanmoins, avec les années, la question a cessé d’être taboue dans de nombreuses entreprises et il existe des possibilités de défense et d’action contre ces comportements.

Manifestations principales
On pense souvent aux formes explicites : réflexions ou moqueries (ex : "c’est du travail de tapette", "tu t’habilles comme une femme", "un vrai mec, cette gonzesse !"…) ou injures directes. Pourtant, c’est surtout indirectement que l’homophobie s’exprime souvent : mise à l’écart d’un-e salarié-e par les autres ou par ses supérieurs hiérarchiques, surcharge de travail, comportements déplacés ou dominateurs, absence de confiance témoignée à une personne quand elle serait nécessaire… Souvent, ces comportements relèvent de ce qu’on appelle les discriminations : le/la salarié-e n’est pas traité-e comme les autres. Si la situation peut être prouvée, elle est passible de sanctions judiciaires. Quand les formes d’hostilité se multiplient, on entre dans le harcèlement, le plus souvent moral, sur le lieu de travail. Il est entretenu par des agissements répétés (réflexions blessantes, climat pesant, isolement…), d’un supérieur hiérarchique mais aussi entre collègues. Ils ont pour conséquence une dégradation des conditions de travail du salarié, susceptible de porter atteinte à son moral et à sa santé. Ces agissements sont interdits et représentent une violation des droits du salarié. Très vite la situation peut se dégrader. Le/la salarié-e voit sa santé affectée, il/elle se replie sur lui/elle-même, parfois jusqu’à la dépression, voire dans une situation d’incapacité de travail. En effet, chacun-e a besoin de gagner sa vie, ce qui rend vital, pour l’immense majorité, la nécessité de travailler. Subir de l’homophobie au travail est donc particulièrement insécurisant. La combattre est parfois délicat, mais nécessaire.

Le cas particulier des mineurs qui travaillent et des "petits boulots"
Pour les jeunes qui travaillent avant leur majorité (apprentissage, jobs d’été, etc.), la situation est souvent compliquée par le fait qu’il s’agit d’emplois précaires et dépendants. Les patrons ou les salariés plus expérimentés se sentent parfois autorisés à des comportements qu’ils n’oseraient pas avoir face à des adultes, ce qui peut aller jusqu’à des extrémités comme le harcèlement sexuel, même si celui-ci est rare. Il faut savoir que la justice est beaucoup plus sévère dans les cas d’abus sur mineurs. Dans tous les cas, si vous subissez de l’homophobie au travail alors que vous êtes mineur-e, il faut savoir que les sanctions sont nettement accrues, et il ne faut en aucun cas vous laisser intimider.

Que faire face à une situation homophobe sur son lieu de travail ?
Les salariés victimes d’agissements homophobes disposent d'un recours devant différents organismes (conseil de prud'hommes, tribunal administratif, justice) pour les faire cesser ou demander réparation du préjudice subi. Mais avant toute démarche judiciaire, le salarié peut faire intervenir des personnes dans son entreprise : la direction des ressources humaines (quand il y en a une), les représentants du personnel ou les délégués syndicaux, voire la direction. Il peut également saisir l'inspection du travail. Après, tout change selon l’accueil que l’on reçoit. Il est également possible de prendre conseil auprès de lignes d’information spécialisées ou de permanences d’avocat. Un appel sur la ligne de SOS homophobie permettra d’obtenir des informations plus adaptées à une situation personnelle.

Source: site www.cestcommeca.net

Quels peuvent être les risques de consommation de drogue et d'alcool sur la sexualité ?


La consommation de drogue ou d’alcool peut représenter une menace importante pour la sexualité.

L'abus de substances peut altérer la capacité des personnes à porter un jugement sur le sexe et la contraception (dans ces moments là, on ne pense pas à utiliser un préservatif), les exposant à un risque accru de grossesses non planifiées, d'agressions sexuelles ou d’infection par une maladie sexuellement transmissible (MST), y compris le VIH / SIDA.

En effet, il est prouvé que la drogue et l'alcool affaiblissent le système immunitaire, augmentant ainsi les risques d’infections.

Faites très attention lorsque vous êtes en soirées : boire avec modération pour rester maître de ses actes peut éviter de grosses erreurs.

C'est quoi l'hypersexualité ?


L’hypersexualité, ou encore appelée sexualité compulsive, se manifeste par une recherche continue et persistante de plaisir sexuel.

On dit des personnes qui ressentent ce genre de comportement qu’ils souffrent de nymphomanie pour les femmes et de satyriasisme pour les hommes.

Il est difficile de définir à partir de quelle limite il est judicieux de parler d’hypersexualité car il n’existe pas vraiment de niveau « normal » de pulsions sexuelles.

La fréquence des rapports sexuels varie en fonction des individus. Cela peut être épisodique comme quotidien, voire plus.

De nos jours il convient de parler d'hypersexualité à partir du moment où cela engendre de trop grandes conséquences sur le plan social.

C'est quoi une relation saine ? abusive ?


Les liens entre deux personnes dans un couple doivent être bâtis sur des relations saines.
Cela implique que les deux partenaires :
- communiquent : on discute de nos problèmes, sans crier. On s’écoute l’un l’autre en respectant les opinions de chacun. On est prêts à faire des compromis. On parle librement de notre vie sexuelle, de ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, de la contraception et des précautions à prendre
- se respectent : on s’estime, tout en respectant la culture, les valeurs et les avis de l’autre
- se font confiance : la confiance est mutuelle
- soient honnêtes : il faut être honnête et franc avec l’autre dans le cadre de la relation, mais il est légitime de garder certaines choses privées pour soi. Cela fait partie de notre jardin secret
- se mettent au même niveau d’égalité : les décisions sont prises ensemble
- s’accordent du temps : on passe du temps ensemble mais aussi chacun de son côté car on a besoin d’espace


Voilà à quoi l’on reconnaît une relation abusive :
- la communication se fait avec violence (cris, menaces, insultes, humiliations…)
- l’un des partenaires tient des propos blessants en ne tenant pas compte de la sensibilité de l’autre
- l’accusation de tricherie ou de tromperie par l’un des partenaires vis-à-vis de l’autre, sans raison, qui peut-être suivie de violences verbales ou physiques
- le manque de responsabilité par le partenaire abusif qui nie ou minimise ses actions, ou tente de blâmer l’autre pour le mal qu’il fait
- le contrôle de l’autre comme si les 2 partenaires n’étaient pas égaux
- l’isolement de l’un des 2 conjoints, le manque d’espace personnel
- les menaces et violences physiques et/ou sexuelles